Barillette VTT 2013

Mercredi 14 aout, je suis au boulot, quand je reçois un mail de Laurent: ca te dit un cours XC Dimanche?
Et là, surprise, c’est la course de la Barillette, encore une course dont je parlais il y a 4-5 ans avec Joel comme d’un truc infaisable. Et là, à une semaine du Grand Raid, ça me parait être un bon “entraînement”
Alors ni une ni deux, je check avec Severine ce qu’on a prévu ce weekend, et avec son accord, je m’inscris pour la course. J’averti Olivier qui voulait justement rouler avec moi ce weekend et qui va se joindre à nous.
Ahhh la barillette, ça aura été la grimpette de l’année, avec une ascension nocturne en avril, une ascension bien fraiche avec Baptiste, une autre épique en plein orage avec Baptiste et Laurent. Bref que des bons souvenirs sur cette bosse. Et là, l’occasion de la grimpée par les petits chemin à VTT.
Je débarque à 9h30 à Cheserex, 1h avant le départ, et le hasard faisant bien les choses, Olivier arrive en meme temps que moi et se gare à mes côtés. En route pour récupérer les dossards, je tombe sur Seb et son amie, qui ont vu que je participais sur Facebook et qui avait bien envie de faire du vélo. Tout de suite je me dis qu’il va bien en chier, son niveau de vélo étant moyen, et en VTT encore pire … Les résultats confirmeront mes suscpiscons
On retrouve Laurent qui vient de s’inscrire et part s’équiper pour faire son échauffement. Une fois mon dossard récupérer je le rejoins, mais il part déjà, il veut bien se chauffer.
Moi je ne m’échauffe pas trop d’habitude, mais il faut dire qu’en général je pars pour des courses de 4h minimum et en endurance. Là mon objectif c’est 2h15, et c’est vrai que ça risque de partir fort, avec les 1ers attendu dans les 1h36.
Je me joins à Olivier pour l’échauffement, on fait quelques accélérations. Je n’ai pas de super sensations dans les pattes, alors je mouline très fort 2-3 fois pour essayer de réveiller tout ça.
20 min plus tard on se dirige sur la ligne. Je ne revois pas Seb. J’imagine le retrouver pour la pasta party après la course.
On matte les vélos à droites et à gauche, bizarrement Laurent et le seul en VTT complètement rigide.
Pan c’est le départ. Beaucoup de monde sur la ligne, pas moyen de faire grand chose. Mais après le 1er virage ça accélère, pourtant on suit une voiture, mais on est déjà à 35kmh.
J’ai oublié mon cardio, mais je sens bien que je m’emballe. Encore un virage, et là c’est le feu, ça touche de tous les côtés, je suis à fond. Le chemin est plat, je suis toujours collé à Olivier, mais Laurent s’est faufillé et s’éloigne.
On déboule sur un chemin de terre, et là c’est l’enfer, de la poussière de partout. J’en prend plein les bronches et les yeux. Je reste concentré, toujours dans le groupe de tête.
1er faux plat, ça accélère, je suis dans le rouge. Heureusement au bout un goulot d’étrangrlement. Je rattrape Olivier, mais juste derrière c’est la montée de l’abbaye de Bonmont. Je lache le groupe de tête. Je m’accroche mais je suis trop dans le rouge. Je suis pas.
Sur le côté de la route je vois Joël, il est venu m’encourager, c’est sympa mais là je suis mal.
On grimpe, on grimpe et je me fais distancer de plus en plus. Enfin ça descend, je reprend du monde, mais le groupe est déjà loin.
Quand on rejoins la longue portion droite et plate, je suis tout seul. Je vois même plus le groupe de tête, je suis largué.
Je pousse comme un âne sur le plat pour reprendre, j’emmène 2 gars dans ma roue, mais ils prenennt aucun relais. Je tiens le 35kmh mais je pense que le groupe de tête était à 40 facile ici.
Quand je repasse la ligne de départ pour boucler le petit tour avant la grosse grimpette, j’ai déjà 5min de retard sur Olivier.
Je retrace tous les chemins du départ tout seul. Plus personne derrière moi, les gars ont décrochés, et personne devant moi. C’est la merde.
Quand j’attaque les grosses bosses, je retrouve des petits groupes, c’est une bonne motivation pour pousser fort et les rattraper. Dans les descentes je double un paquet de monde, ils sont scotchés.
1er ravito, c’est la fin des descentes, à partir de maintenant on file jusqu’au sommet, avec des passages entre 15 et 20%
Dans la montée je me stabilise, je retrouve mon rythme d’endurance et je grimpe, remontant groupe par groupe, je vais remonter 15 places et me faire doubler qu’une fois dans cette partie.
Après le 2e ravito, y a de plus en plus de gars à pied, surtout ceux du 15km, qui est parti en même temps que nous mais qui n’a pas fait la boucle.
Je regarde mon compteur, 2h de course, Laurent doit déjà être en haut, et il me reste 400m de D+, je tourne à 800m à l’heure. Arf encore 30 min, je vais pas atteindre mon objectif.
Ca y est voilà les derniers coup de cul, c’est monstre raide, je me souviens être déjà passer là avec Joël il y a quelques années. Il était devant moi et je devais pousser mon vélo. Là je grimpe bien, je double des gars à pied, les temps changent
Et voilà l’arrivé, 2h28, 7 min derrière olivier, 40 min derrière Laurent. Je fini au milieu du classement, ce fut difficile.
Je ne m’attendais pas à un départ aussi violent. C’est dommage que je n’ai pas tenu le groupe au départ, j’aurai gagné pas mal de temps sur les parties plates de la petite boucle en me mettant dans les roues.
En haut je retrouve Olivier, on redescend ensemble et on retrouve Laurent sur le parking. On va déguster nos pastas bien mérité, bien bonne d’ailleurs les pastas. On ne vois pas Seb à la pasta party, forcément il a mis 3h40 pour faire la course, il a du pousser son vélo dans tous les raidars, huhuhu.
Allez c’était sympa cette petite répétion, ce weekend on fait 5x ça d’affilé.