Triathlon d'Annecy 2016, le retour

Triathlon d'Annecy 2016, le retour

Annecy c’était mon tout 1er triathlon en 2011. Déjà l’an dernier j’avais envie d’y retourner voir l’évolution de mes temps, mais je n’avais pas eu de dossard. Cette année, je m’y suis pris au plus tôt et j’ai eu le sésame.

Bon ce n’est pas un objectif principal de ma saison, à tel point que lorsque l’occasion se présente d’être volontaire sur le 80km du Marathon du Mont Blanc 2 jours avant, je saute sur l’occasion et prend même une journée de plus pour faire la reco du trail de l’evergreen triathlon.

C’est donc avec 8h30 de cap et 3800m de D+ dans les jambes que je me pointe.

Non seulement j’ai accumulé de la fatigue, mais en plus j’ai la cheville complètement éclatée le vendredi soir, et je passe ma journée du samedi à essayé de faire passer la douleur. Tout y passe, bain d’eau glacé, electrostimulation, planche de freeman. Ca passe mais ça reste douloureux, et le samedi soir je ne suis toujours pas en mesure de courir.

Je garde confiance, car de toutes façons avec le vélo en échauffement, ça doit passer pour 10k.

Dimanche matin, petit dej pas trop chargé, puis je charge les affaires dans le camion. Ma checklist triathlon est maintenant bien rodé, ça va vite, sans stress. La cheville est encore douloureuse, mais ça va le faire.

J’attend les copains sur le parking de la boulangerie, aujourd’hui on sera 4 dans le sport-bus.

 

Il fait un temps superbe, c’est prometteur.

On part un peu en retard sur l’horaire prévu, on se perd 2-3 fois sur le trajet, mais finalement on arrive bien à l’heure à Annecy. On gare le camion assez loin pour être tranquille et on fini à vélo

 

Récupération des dossards, coup de stress car j’ai perdu un bouchon de guidon et ma guidoline se sauve, et surtout, interdiction de prendre le départ sans les bouchons pour raison de sécurité. Heureusement Massimo l’a repéré et je le retrouve rapidement, ouf.

 

On s’installe dans le parc à vélo

Ici Filou qui a l’air un peu constipé…

puis on prend la photo de groupe

 

On file ensuite au briefing de course, et on s’avance vers la zone de départ, dans le lac. 300m avant d’y arriver, on se met à l’eau avec Filou et Massimo pour s’échauffer. Je fais bien car j’ai les bras en plomb, et je sais qu’à 1200, le départ va être sport!

 

Bon il est temps de vous parler de mon plan de course. Pour la natation je vais faire ce que je peux. J’ai beau nagé 2 fois par semaine, en ce moment c’est pas terrible niveau vitesse. (Il faudrait que je fasse plus de qualitatif … ) j’espère tourner entre 25 et 27 minutes.

Sur le vélo je vais écraser les pédales du plus fort que je peux. Je compte passer tous mon temps autour de 85-90% de bpm et vise les 30kmh de moyenne.

En cap, vu l’état des jambes, j’aimerai bien rester sous les 50min, j’ai déjà fait 4’45 de moyenne après un bon vélo, alors je vais essayer de m’en approcher.

 

Tout le monde s’aglutine sur la ligne de départ, oui c’est sur ça va être sport. Mais bon je ne suis plus un débutant, et je vais gérer.

Le speaker annonce le départ dans 2min, 4 fois, puis finalement on s’élance. Et effectivement c’est la foire d’empoigne. Mais contrairement à mon 1er triathlon, là je n’hésite pas à pousser les gens pour me faire ma place. Ca marche pas trop mal, mais à 300m je prend un coup de stress quand meme et j’ai du mal à respirer. Je passe en 2 temps, d’abord à droite, puis à gauche, et quand je me sens moins en détresse, je reprend mon rythme.

Bien sur le passage à la 1ère bouée est bien chaotique, mais j’arrive rapidement à reprendre de l’espace et reprend mon petit rythme.

Je profite du fond très proche pour me relever 3s histoire de vider mes lunettes qui se sont remplies d’eau. Ça y est je vois le pont des amoureux, et le canal.

Je m’engouffre dedans, et c’est bien le bordel, on est 5-6 de front, il faut faire sa place. Je passe tout à gauche et finalement ce n’est pas si mal.

Je sors de l’eau en 26min, moyen. Mais déjà c’est 4min de mieux qu’il y a 5 ans :)

 

Transition un peu longue en plus de 2min, foutu chaussettes. Puis je m’élance sur le vélo. Et là je sais pas ce qu’il me prend, mais je décide de sauter sur le vélo au lieu de tranquillement poser le pied sur une pédale et passer la jambe. Et forcément j’atteri assez lourdement sur la selle et m’éclate le périnée. Ca fait mal quand je prend la position aero, ouch.

Bon c’est pas non plus une fracture, et les bijoux de familles sont intacts, on sait jamais si il devait resservir (nan je déconne hein).

Donc j’écrase les pédales comme prévu, mais par contre le cardio m’affiche 72. Euh je devrais être à 160 minimum là.

Je redémarre le cardio, 72. Je redémarre le gps, 72. Bon bah ok c’est mort pour le cardio, je vais la faire aux sensations. En fait non, je me souviens de mon CR de 2011 ou j’indiquais avoir tourner autour de 20kmh dans le col de Leschaux, je vais essayer de rester tout le temps au dessus.

On tourne à droite, et c’est parti pour 10km de grimpette.

Je regarde au loin si je ne vois pas Massimo, mais non pas de trace de mon équipier, son vélo était déjà parti de la transition quand je suis sorti de l’eau, il faut donc que je parte en chasse.

Les jambes tournent bien, et je me surprend à rester sur la plaque. Je tourne autour de 22kmh sur toute la partie à 4%, je passe finalement le petit plateau dans le km à 5%, puis remet la plaque et envois du gros dans les derniers kils à 3%. Résultats des courses, 22.8kmh dans le col, et 4min de moins qu’en 2011.

Je zap le ravito, j’ai tout ce qu’il faut à bord. Et j’attaque la descente, par contre toujours pas de Massimo, bon sang il envoit le bougre.

Je me fais doubler par la 4e féminine, elle attaque sévère en descente. Je met un point d’honneur à la repasser, et au moment ou je la rattrape, qui voilà, mon équipier, un petit coucou, et je double le petit groupe. 22km il m’a fallu pour le rattraper. Bon maintenant il faut creuser l’écart car je sais qu’il va revenir en cap.

Alors j’attaque la descente. Je ne lache pas complètement les chevaux car la route est ouverte à la circulation, et on peut se prendre une bagnole à contresens.

Je mange quand même un paquet de monde, et reprendrais tous les copains qui m’ont largué à la nat, tous sauf Filou, qui est bien en jambe et me résiste sur le sec.

La féminine est passé 2e et me ratrape dans la dernière bosse. Je la reprend dans la dernière descente, puis la largue sur le plat.

Je roule fort et des gars s’accrochent à ma roue. Je gueule que c’est non drafting et qu’ils ont le droit de doubler. Je me relève d’ailleur pour les laisser passer devant, et à ce moment là un arbitre passe. Je lui fais part de mon mécontentement et il surveille bien le petit groupe, bizarrement ça ralenti sévère. Je remet les gazs et largue le groupe, qui, tiens donc, ne s’accroche plus.

C’est la fin du vélo, je déchausse avant d’arriver, ce coup là je me fais pas le malin et descend du vélo doucement.

30.3kmh de moyenne, et 9min de moins qu’en 2011, ça s’annonce bien cette histoire. Je pose le vélo, enfile mes chaussures, mais prend quand même le temps de finir ma gourde de boisson sucré avant de partir courir.

Les jambes sont raides, mais rapidement ça se décoince et je stabilise à 4’50. Je me fais rapidement doublé par des copains de Divonne, et ce n’est qu’au demi tour que je verrais Massimo, mais 20m derrière moi, rahhh non déjà.

Bon je sais déjà que c’est mort, j’ai pas de réserve de vitesse, et je sens que la 2e boucle va être bien plus dur.

Il me double, mais reste tout de même à porter. J’ai espoir que le vélo l’ai entamé et que peut être il flanche.

On fini la 1ère boucle à 20-50m d’écart. Je m’arrête au ravito pour bien me mouiller, et m’hydrater, mais au moment de partir, plus de Massimo en vue. Zut.

Je me fais alors doubler par un gros, bon moins gros que le gros qui m’avait doublé en 2011, mais quand même, le mec avait de sérieuses poignées d’amour. J’essaye de m’accrocher, mais 1 j’y arrive pas, et 2 il pu la sueur grave. Je le laisse filer et je reprend mon rythme.

Rythme qui baisse d’ailleurs, je suis au dessus des 5’ au kil. Pas de jus, je sens qu’au niveau cardio j’ai encore de la marge, les jambes ne sont pas si raides, mais elles ne répondent pas, pas de jus.

J’enchaine les kils comme ça, et finalement je reviens sur mon gros. Quand j’arrive dans son rayon olfactif, je décide d’accélérer et essaye de le larguer. Les jambes répondent et je retourne sous les 5’. Mais il ne se laisse pas faire mon gros, au dernier kil, il me repasse, et j’ai pas ce qu’il faut pour répondre. Je garde quand même mon allure, et fini gentiment ma course.

 

Au final 2h42, et encore 8min de moins en cap sur 2011.

 

Et 29min de moins sur le temps de course total. Plutot pas mal pour un vieux de 40 ans ;)